Voici pourquoi il faut se faire enrôler
Depuis le début de ce mois de juin, une campagne pour inviter les ivoiriens âgés de 18 ans et plus à se faire enrôler est en cours. L’enrôlement, première phase de la révision de la liste électorale est en cours depuis le lundi 18 juin pour prendre fin ce dimanche 24 juin. Je ne sais pas pour vous mais voici les raisons pour lesquelles je me suis faite enrôler cette année.
Pour ne plus subir la décision des autres
Se faire enrôler, c’est prendre part à la vie et au fonctionnement de notre pays. C’est faire le premier pas vers la liberté. La liberté de choisir celui ou celle qui conduira notre destinée commune. Se faire enrôler c’est faire le choix de ne plus être celui qui accompagne les autres, un gentil agneau qui n’a pas le choix et qui se laisse mener selon le bon vouloir d’un berger qu’il n’a pas choisi.
Cette année, j’ai décidé que j’ai mon mot à dire. Même si – c’est une possibilité, je n’aurai pas le dernier mot, on saura que j’ai dit quelque chose. On saura que j’ai parlé. Que j’ai choisi. On saura que j’existe et que j’ai une opinion favorable ou défavorable à la masse. Parce que qui ne dit rien consent et subit le choix des autres. Et puis, ne dit-on pas qu’ une décision qui se prend sans moi est contre moi ?
Pour me donner le choix
Se faire enrôler. Me donner le choix. Voici comment je l’explique. Me faire enrôler et figurer sur la liste électorale me permet de participer aux élections qui auront lieu sous peu. Étant donné que la liste des candidats à ces échéances électorales n’est pas officiellement connue, j’évite de prendre le risque de ne pas pouvoir porter mon candidat à la place qu’il vise.
Je me donne le choix de voter ou non, de choisir un candidat ou un programme ou tout simplement de voter nul. Toujours est-il que je me permets de prendre le contrôle de la suite des événements. Sinon, bonjour les « si je savais ! ».
Parce que mon pays mérite ma confiance
Oui je le crois et il faut que chaque ivoirien qui a conscience qu’il n’a que la Côte d’Ivoire pour mère commence à y croire et à faire confiance à notre pays. Certes ces dernières années nous avons été bercés de déception et de désillusions mais si nous voulons laisser à nos enfants et nos petits frères et petites sœurs une nation forte et digne c’est à nous de tourner les choses à notre avantage. C’est à nous de faire confiance à notre pays, de faire confiance à notre capacité à pouvoir changer les choses. Ne nous laissons pas distraire.
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Je termine en nous invitant à ne pas nous mettre à l’écart. Car s’il y a une chose dont je suis certaine c’est que nous réussirons à modeler ce système seulement en faisant le pas d’intégrer ce système et le changer de l’intérieur.
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Tingbo
